Remontage de la boîte de vitesse

Historique

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Mardi 17 novembre 2009

Comme expliqué ici , j'avais préparé, pour peindre le bloc, trop de peinture polyuréthane avec durcisseur, et j'ai été "obligé" (j'ai horreur du gaspillage !) de peindre le carter de boîte et d'embrayage ... C'est toujours ça de fait ! Reste encore à savoir si, le 18 mai 1938, la boîte fut peinte en vert, en noir ou en vert et noir ... Il y avait de toute façon des traces de vert à l'arrière du carter de boîte, alors ?

(Remarque : La boîte et le carter d'embrayage, comme le moteur, seront ensuite repeints avec une teinte parfaite composée d'après échantillon ...)

 

Jeudi 21 janvier 2010

C'est reparti ! Maintenant que j'ai acheté de la graisse (ainsi que quelques roulements : ), je vais pouvoir contrôler le jeu longitudinal sur l'arbre de marche arrière. Merci encore à Christophe du forum GMT pour son reportage au sujet du remontage d'une boîte !

Voici les éléments nécessaires : un carter de boîte (!), 26 billes, l'axe, les rondelles extérieures et intérieures d'appui des billes (les extérieures servent à régler le jeu), et le pignon équipé de sa magnifique nouvelle bague usinée par Michel ... Première étape, nettoyer et dégraisser les billes (à l'acétone) et les contrôler une à une : . J'en trouve 5 présentant de légères traces d'oxydation, et je les remplace par d'autres de mon stock. Je vérifie aussi que les plans de roulement sur les rondelles ne sont pas creusés. Ici, elles sont simplement marquées visuellement par le roulement, mais intactes. On présente ensuite une petite rondelle au fond du logement du pignon : , et on place 13 billes : , puis une grande rondelle : , et on mesure le jeu : . Je trouve 30/100è mm largement, ainsi que de l'autre côté, la tolérance mini étant de 10/100è mm, c'est bon . Il faut maintenant enfiler tout cela dans la boîte, et pour ce faire "coller" les billes à la graisse pour éviter qu'elles ne tombent au montage : , et de l'autre côté : . On peut maintenant présenter le pignon tout équipé dans son logement, et enfiler l'axe dans le bon sens par le trou ménagé à l'avant : . Faire tourner le pignon pour bien tasser la graisse, et prendre le jeu : . Pas de chance (mais je l'avais constaté au démontage), j'ai 30/100è mm, alors que le jeu doit être compris entre 5/100è et 20/100è mm !!! Je dois donc récupérer 20/100è. Mes rondelles faisant respectivement 2.55 mm et 2.95 mm, je peux remplacer la plus fine par une 2.75 ou même 2.80 mm. Je vais vérifier demain dans mon stock si je trouve mon bonheur ...

 

Vendredi 22 janvier 2010

Voilà, jai trouvé sur ma boîte de 48 démontée deux rondelles extérieures, une de 2.8 mm, et une de 2.9 mm . Je conserve donc la 2.95 de ma boîte, et je remplace la 2.55 par la 2.8, ce qui devrait me donner un jeu de 0.05 mm : . Vérification : , la cale de 0.05 passe facilement, celle de 0.1 pas. Une chose de réglée ...

Je passe aussi un petit coup de lime sur les dents du pignon baladeur de 1ère et MA, elles sont légèrement marquée au niveau de l'attaque ( ah, les conducteurs de traction qui ignorent qu'il faut "faire semblant" de passer la troisième avant d'enclencher la première pour la rentrer en douceur ...) :

 

Samedi 23 janvier 2010

Devant l'impossibilité de trouver la "rondelle de sécurité" 500 776 de 3.95 mm d'épaisseur de l'arbre primaire qui règle le jeu du pignon de 3è , l'indispensable ami Michel va m'en fabriquer une. Je la démonte donc une nouvelle fois afin de la mesurer en détail : .

Cela étant fait, je passe à l'ultime vérification et au remontage du différentiel : . Je rappelle qu'il s'agit ici d'un différentiel à planétaire non en butée (avant février 52), avec le croisillon octogonal, et que la procédure de vérification des jeux est quelque peu différente de celle décrite par Christophe . Je suis donc scrupuleusement le dictionnaire des réparations page 116, et je veille bien sûr à ne jamais désapparier les différentes pièces entre elles. Je présente le boîtier , muni de son planétaire avec sa rondelle Céloron (1.85 mm d'épaisseur ici) , et ensuite successivement chacun des satellites afin de vérifier que l'alignement satellite/planétaire est dans la tolérance de 0.5 mm au niveau des dents extérieures : . Impossible de faire les photos avec les cales d'épaisseur de contrôle (je n'ai que deux mains), mais tout est parfait ! Si ce n'est pas le cas, il faut remplacer les rondelles d'appui derrière les satellites. De plus, la rotation du planétaire avec les satellites doit se faire sans point dur, sinon il faut placer une rondelle Céloron moins épaisse, et recommencer les contrôles, mais ici tout baigne... Enfin, le jeu longitudinal du planétaire ne peut excéder 0.15 mm. Ici, il est inférieur à 0.1 mm : . On sort le tout (toujours sans désapparier !), on graisse l'axe du planétaire et la rondelle céloron, que l'on place avec la rainure de graissage côté planétaire et on réassemble le tout avec le croisillon correctement orienté (j'avais fait des marques au poinçon) : . Puis on replace les goupilles bloquant les axes : . Je vérifie le jeu des satellites, il est compris entre 0.30 mm et 0.5 mm pour les 4 (j'avais mesuré du mauvais côté des satellites au démontage), ce qui est plus faible que pour un planétaire en butée (0.4 à 0.6 mm) ... . Cela fait, on pose le planétaire de la couronne sur les satellites, et on vérifie qu'il ne boîte pas ... ! Heureusement, ce n'est pas le cas ! . A ce stade là, je commence un peu de cuisine, vous allez comprendre pourquoi bientôt ... . Pendant que mon roulement chauffe sur une pierrade chipée au ménage, mais avec l'accord d'Appoline (!!!), je graisse l'axe du planétaire de la couronne, la rondelle Céloron de 2 mm ainsi que les filets du boîtier , et je replace la couronne sur le boîtier en faisant coïncider les inscriptions sur chacun . Puis repose des vis avec leurs arrêtoirs, à la main pour ne pas endommager les filets . Je serre à la clé, mais comme je ne retrouve plus ma clé dynamométrique pour le serrage de 6 à 7 Kg.m , j'en emprunterai une demain afin de pouvoir rabattre définitivement les arrêtoirs doubles. La rotation se fait toujours sans point dur, et le jeu longitudinal du planétaire de couronne est également inférieur à 0.1 mm ...

Pendant ce temps-là, mon roulement est chaud à point, sur sa pierrade et sous sa petite couverture ... Je l'ai retourné quelques fois. Astuce aimablement communiquée par Michel pour la paix des ménages : mettre de l'huile sur la plaque (mais pas de l'huile d'olive!), quand elle fume la t° est proche de 150-180°. Il vaut donc mieux emballer la plaque avec du papier d'aluminium, ainsi le prochain repas n'aura pas une petite odeur de SAE 20-50 ... Il ne reste plus qu'à prendre prestement le roulement bien chaud avec un chiffon, et de le déposer sur l'axe (bien dans l'axe !), avec la dilatation il descend instantanément à fond, et quelques secondes après il est fermement bloqué, pas eu besoin d'un quelconque coup de marteau ! . Et comme il se fait tard, le second sera pour demain ...

 

Dimanche 24 janvier 2010

Eh bien, un bon conseil, ne faites pas comme moi ! C'est-à-dire de placer les roulements après avoir remonté le boîtier, et pourtant dans le dictionnaire des réparations, il est précisé de commencer par là, je me demandais pourquoi, maintenant j'ai compris ! Si le roulement de la couronne est "descendu instantanément à fond", celui du boîtier a eu la mauvaise idée de s'arrêter au début, pas assez chaud sans doute. Plus moyen de le retirer, résultat j'ai dû redémonter le différentiel pour retirer le planétaire et extraire le roulement avec l'arrache confectionné par Michel ... Faire et défaire, c'est toujours travailler disait ma grand mère ... J'ai bien entendu placé le roulement sur le boîtier avant de remonter le différentiel, on ne m'aura pas deux fois !!! Et par précaution, une fois le roulement à point fumant , j'ai vaporisé mon dégrippant à -43° sur l'axe du planétaire avant de laisser tomber le roulement à fond sur l'axe, plus de problème cette fois-ci, ouf ! Et voici le résultat, ce différentiel 1938 est tellement beau que j'hésite à le cacher dans la boîte de vitesses, je le verrais bien trônant fièrement sur la table du salon ...

Serrage au couple de 6 à 7 Kgm quelques jours plus tard, avec la clé dynamométrique aimablement prêtée par mon ami Martin : , et je rabats les arrêtoirs droits d'origine ( je les ai gardé car les refabrications sont en arc de cercle, de plus ils ne sont pas très abimés ) :

 

Samedi 06 février 2010

J'ai reçu les bagues des pignons fous de 3è et 2è. Il s'agit maintenant d'extraire les anciennes qui ont trop de jeu, et d'insérer les nouvelles, puis de les réaléser au diamètre de l'arbre primaire. Le dictionnaire des réparations recommande, page 114 §8, de vérifier la non ovalisation de l'anciennes bague, de rectifier la circonférence des dents en se basant sur l'alésage de la bague qui est concentrique avec le diamètre primitif du pignon, et ensuite d'aléser la bague, pignon pris dans un tour par la circonférence des dents rectifiées ... Compliqué tout cela, surtout quand on ne possède pas de tour ! Je vais donc prendre le risque de considérer que mes pignons ont leur alésage et l'extrémité des dents concentriques avec le diamètre primitif (d'autant plus que sur cette boîte jamais ouverte, les dents des pignons portent de très légères traces de rectification ... voir plus loin), et pratiquer la méthode "simple" (merci Jean Christophe et Christophe du forum GMT pour les conseils ...).

Petite photo souvenir des pignons avec leurs anciennes bagues, et aussi pour être sûr de remonter les nouvelles dans le bon sens (rainure collectrice d'huile en regard des trous pour la bague de 3è , et bague avec filet d'huile à pas droit côté synchro pour celles de 2è...) . Avec deux douilles, j'extrais la bague de 3è à l'étau , et voilà : . Je passe ensuite au pignon de 2è, il y a deux bagues, pas d'autre solution que de les extraires en série : . Je dois ajouter une 3è douille pour terminer l'extraction : , et c'est sorti .

Pour l'insertion des nouvelles bagues, comme le jeu négatif est assez important, je chauffe le pignon pendant une demi-heure sur ma pierrade , et les bagues ont passé la nuit au surgélateur ! Et comme, contrairement aux bagues des culbuteurs, je n'ai pas de mandrin spécial pour les insérer, j'en improvise un avec deux douilles "subtilement" choisies, et assemblées ensemble par un boulon; une douille rentre tout juste dans l'alésage de la bague, et l'autre dans l'alésage du pignon, une chance !

J'amène les bagues fraîchement sorties du surgélateur dans une boîte avec un pack congelé au garage, et je les asperge avant insertion de dégrippant givrant à -43°. Avec ces précautions, l'introduction des bagues se passe sans difficulté, à part que c'est chaud (et froid) !

Le pignon de 3è : avec sa nouvelle bague, l'ancienne à gauche et mon "montage pour insertion dans l'axe" à droite . On voit ici la trace de la rectification des dents, à l'usine probablement (une dent et deux demi, ainsi qu'un crabot, sont plus brillantes) . Je passe ensuite aux deux bagues du pignon de 2è : , et le résultat (ça fume encore ...) : . Ici aussi, les dents du pignon portent des traces de rectification légère : . Il reste à forer les 3 trous de graissage dans la bague du pignon de 3è, mais évidemment je n'ai pas la mèche de 2.5 mm nécessaire, et ensuite aléser tout cela au plus juste !

 

Mercredi 10 février 2010

J'ai récupéré les pignons dont les bagues ont été alésées dans un petit atelier de mécanique à Bruxelles. Le jeu du pignon de 3è sur l'arbre primaire est de l'ordre de 4/100è de mm, et de 5/100è pour celui de 2è. En effet, ce dernier doit passer par les cannelures du pignon de 1ère , et ces cannelures sont légèrement moins usées que la portée de la bague, bague qui doit donc passer sans jeu sur elles. Mais tout cela reste dans les tolérances.

Je contrôle au comparateur, avec un peu d'inquiétude, l'éventuel faux-rond des pignons sur leur axe ... . Ouf, aucun écart de mesure perceptible, l'aiguille du comparateur sur les cônes de synchro reste parfaitement immobile, pas même un demi 100è de mm de jeu ! L'atelier a bien travaillé ...

 

Vendredi 12 février 2010

Je n'avais pas démonté le synchro, puisqu'il est en excellent état. En voulant montrer à un collègue comment ça fonctionne, ça n'a pas raté, je l'ai déboîté ! J'en profite pour le nettoyer à fond (il n'était pas très sale ...) Heureusement les 6 billes et leurs ressorts sont restés sur l'établi, mais je suis bon pour me fabriquer l'outil MR 3025 (non vendu...) . J'ai un vieux synchro usé dans mon stock, et je vais donc "l'usiner", selon le schéma de la planche 53 du dictionnaire des réparations. Avec une fraise conique sur le Dremel, cela marche très bien : . Mais après un premier essai, je constate que je dois creuser plus profond (en fait, jusqu'à attaquer la bague en bronze) : afin que les billes pénètrent légèrement dans les encoches. On réintroduit les 6 ressorts dans leurs logements , on les pousse à fond, on dépose la couronne sur "l'outil" jusqu'à la hauteur des ressorts, et on pousse légèrement les billes dans leur logement grâce aux rainures pratiquées dans le vieux moyeu de synchro : . Si les amorces de ces rainures sont insuffisantes c'est peine perdue ! On pousse ensuite à fond la couronne, et les billes rentrent sagement chez elles ... Il faut ensuite présenter ce montage sur le "vrai" moyeu de synchro , mais attention, ne pas l'orienter d'après les cannelures internes de "l'outil", elles ont toutes les chances de ne pas être alignées entre elles ! Il faut orienter le moyeu de manière à ce que une cannelure externe centrale soit en regard avec une rainure usinée, comme ceci : . Il suffit de continuer à pousser la couronne qui entraîne les billes avec elle dans le moyeu du synchro : . Un conseil : quand la couronne est presque à cheval sur "l'outil" et le moyeu, enfoncer la couronne d'un coup sec pour éviter de voir les billes s'échapper entre les deux ... (pas de photo, on ne rigole pas, je ramassais les billes ...!) Et voilà : .

Cette bonne chose de faite, je vais remonter les arbres avec les nouvelles rondelles Céloron qui trempent dans l'huille depuis hier. J'avais commandé des 3mm (les 2.95 n'existent apparemment pas), quitte à les limer si nécessaire, mais on m'a livré des 2.9 mm (pour les membres du forum GMT, je précise qu'elles ne viennent pas de chez Patrick, il ne les avait plus ...) ! De plus leur diamètre interne est trop faible pour passer sur les axes, j'ai donc dû les rectifier au ... Dremel bien sûr (un bon investissement cet outil ) !

Procédure maintenant bien connue , je commence par l'arbre primaire : rondelle de sécurité du synchro de 2è , pignon de 2è , les nouvelles rondelles sortent de leur bain d'huile , pose de la rondelle qui coince avant rectification (!) , à gauche la nouvelle, à droite l'ancienne , ça passe maintenant , pose de la rondelle de verrouillage et mesure du jeu : 0.10 mm (tolérance supérieure), logique puisque j'avais calculé au démontage qu'il me fallait une 2.95 mm pour obtenir un jeu de 0.05 mm (tolérance inférieure). . (mais je vais finalement améliorer cela, voir ici ...)

Et c'est à partir de maintenant que l'on se met à maudire ces sadiques d'ingénieurs Citroën ... Il faut en effet remonter la rondelle avec son bonhomme de verrouillage ... Un petit cylindre qui vient s'appuyer sur un ressort au fond d'un trou , mais pas facile de pousser sur ce sale bonhomme quand la rondelle est dans le chemin ! Finalement, je le cale à moitié enfoncé avec la rondelle Céloron , je pose dessus la rondelle de verrouillage, et je pousse le bonhomme par en-dessous avec une cale d'épaisseur de 30/100è, c'est rentré ! Il suffit de tourner ensuite légèrement la rondelle pour que le bonhomme la cale en place en s'insérant dans une encoche : . Déconseillé aux cardiaques, hyper-nerveux, et aussi les lendemains de la veille !!!

Le reste n'est plus que de la routine, mise en place de la clavette de verrouillage des rondelles de sécurité des synchros : , puis du (tout beau !) synchro , pose de la nouvelle rondelle de sécurité de 3.95 mm d'épaisseur usinée par Michel , puis du pignon de 3è et de la rondelle de blocage , enfin le roulement, la rondelle-frein et l'écrou bouchon (je mets encore les anciens puisqu'il faudra les démonter pour introduire l'arbre dans la boîte) . Je peux enfin mesurer le jeu, 0.1 mm, parfait !

Malgré l'heure tardive, je vais vérifier encore l'arbre secondaire, cela devient vraiment de la routine !!! Les éléments : , pose de la nouvelle rondelle Céloron , pignon fou de 1ère et MA , le roulement en 3 parties , les clavettes de verrouillage , le pignon de 2è , le pignon du compteur de vitesse , le pignon de 3è , une rondelle non documentée mais qui se trouvait là (particularité des boîtes 38 ?) , le roulement, la rondelle frein et l'écrou (pour la même raison que plus haut, j'ai remis là les anciennes pièces) et on mesure le jeu entre la rondelle Céloron et le roulement : : pas tout-à-fait 0.15 mm pour 0.10 à 0.20 préconisé, c'est OK (pas tout-à-fait, voir ici !)

Et c'est tout pour aujourd'hui, demain je rentre tout ce "brol" dans la boîte !!!

 

Dimanche 14 février 2010

C'est parfois difficile de travailler le WE, quand on reçoit du monde le samedi, et que c'est la Saint Valentin le dimanche ... Petite séance aujourd'hui, pour remettre les 3 arbres dans la boîte.

On commence par retirer l'arbre de MA, dont le jeu est réglé .

Puis on attaque l'arbre secondaire en premier, qu'il faut redémonter. Présentation des pièces : , et on y va ! Dans le carter vide on dépose le pignon fou de 1ère et MA (je rappelle que sur cette boîte de 38 la bague de ce pignon n'est pas flottante, mais constituée de 2 bagues identiquesà celles du pignon de 2è sur l'arbre primaire. N'ayant aucun jeu, elles n'ont pas été changées) et on enfile l'arbre avec la rondelle Céloron de réglage par l'arrière , puis le roulement en 3 parties , le pignon de 2è avec le grand déport vers l'avant . On dépose alors dans le carter d'abord le pignon de 3è puis le pignon du compteur et on enfile l'arbre sur ces derniers . Préparation du nouveau roulement avant et de sa cage , je place le roulement dedans et je le pose provisoirement (puisqu'il faudra redémonter plusieurs fois pour mettre les cales de réglage de la distance conique) sur le carter . C'est le moment de placer les deux demi clavettes de verrouillage dans l'encoche sur l'arbre entre le roulement et le pignon de 2è . Il faut les coller à la graisse pour éviter qu'elles ne tombent au fond du carter , puis repousser les pignons l'un vers l'autre pour assurer le verrouillage . je graisse la cage du roulement avant puisqu'il faudra encore la démonter quelques fois , et je replace provisoirement les cales trouvées au démontage avant de revisser le chapeau pour que cela tienne ensemble .

Je peux maintenant replacer l'ensemble pignon de MA (facile, tout tient ensemble avec la graisse !) et enfiler l'axe par l'avant que je bloque définitivement en position avec la vis à contre écrou latérale . Je sors un nouveau pot de pâte à joint (malheureusement pas de la marque Hermetic, mais c'est la même chose paraît-il...) , et j'enduit le bouchon de fermeture du trou servant à passer l'arbre de MA .

Au tour de l'arbre primaire ! Je sors les nouveaux roulements avant et arrière , place le roulement avant dans sa cage , enfile l'arbre par l'avant, en biais , le redresse en position , enfile par l'arrière le pignon de 1ère , pose le circlip avant du roulement arrière SKF 3206 (30x62x23.8), rectifié à 23 mm d'épaisseur par Michel et qui remplace les deux 30x62x11 (introuvables dans les grandes marques) et leur rondelle intermédiaire de 1 mm , j'enfile ledit roulement . Puis je pose le roulement avant avec sa cage afin de centrer l'arbre , et je positionne le roulement arrière en tapotant légèrement sur la cage extérieure jusqu'à arriver en butée contre le circlip , puis je pose le circlip arrière . Ce sera tout pour aujourd'hui, il est temps d'aller fêter la Saint Valentin !

 

Samedi 6 mars 2010

Comme je suis un vrai malade, ou maniaque, ou les deux, j'ai re-commandé des rondelles Céloron de 3mm d'épaisseur afin d'avoir des jeux aux tolérances minima !!! Au deuxième essai, je les ai eue en 24h, merci à José Franssen pour son professionalisme et sa rapidité. Elles font respectivement 2.98 mm et 3.02 mm, et après un peu de rectification au papier émeri, j'ai maintenant les jeux que je voulais : 0.05 mm pour le pignon fou de 2è sur l'arbre primaire, et 0.10 mm pour le pignon fou de 1ère et MA sur l'arbre secondaire ... Evidemment j'ai dû tout redémonter, mais avec l'habitude on fait très bien cela dans le noir, les yeux fermés et les mains attachées dans le dos ! J'ai même pu rentrer le roulement arrière de l'arbre primaire "au pouce" : .

Il est temps de poser le différentiel et d'effectuer les réglages de distance conique et du jeu latéral d'engrènement . Comme je ne possède pas l'outil 2044-T, je ferai le réglage de la distance conique avec des cales, 2è méthode planche 51 du dico des réparations. Et comme je n'ai pas envie de devoir redémonter le différentiel pour pouvoir introduire l'arbre primaire après avoir fait les réglages , je prendrai les mesures arbre primaire posé, il y a tout juste la place ...

Présentation des cales : . Au démontage, j'en avais trouvé 6 (ou 7 ?), dont 3 cassées. Au total, cela représentait 0.87 mm d'épaisseur, pour un jeu de 1.20 mm mesuré entre le pignon conique et la partie rectifiée de la couronne (1.30 mm marqué sur le pignon conique). Je trouve des cales de 0.50, 0.20 et 0.16 dans mon stock (merci Christophe du forum GMT !). Ensemble, je mesure 0.89 mm : Je vais donc partir sur cette épaisseur, et peaufiner ensuite.

Présentation du différentiel avec ses paliers et ses écrous : , des joints papier (il en manque 1 demi que je refais dans du papier à dessin) : .

Il faut poser le différentiel en place avec les écrous contre les cages des roulements coniques, puis poser les chapeaux, et une troisième main ne serait pas superflue !

Je place le premier joint papier, qu'il faudra démonter à la fin pour l'enduire d'Hermetic (je l'attends pour mercredi prochain ...)

 

Dimanche 07 mars 2010

Suite ... !

Tout d'abord, comme je tiens à récupérer l'écrou bouchon de l'arbre primaire dont j'avais dû scalper l'axe transversal de prise de manivelle, je fore ce qui reste de l'ancien, d'abord avec une mèche de 7 mm , puis de 8 . Je placerai un morceau de mèche de 8 comme nouvel axe après serrage définitif. Cet écrou-bouchon possède une petite vis pour bloquer l'axe, raison de plus pour le récupérer dans un souci "d'origine" !!!

Je place ensuite le joint papier "fait maison" sur la cage du roulement d'arbre secondaire. En effet les cales de réglage doivent être entre deux joints papier, plus le joint sous le chapeau, ça fait trois ... . Je bloque provisoirement l'écrou de l'arbre primaire , je redémonterai une fois tous les réglages faits pour mettre de l'hermetic et procéder au serrage finale avec les rondelles freins.

C'est devenu une tradition depuis de nombreuses années, mon ami Martin vient me donner un coup de main pour les réglages de la distance conique et du latéral de différentiel . Montage, démontage, ajout de cales jusqu'à obtenir le jeu préconisé de 1.30 mm .

(Photo suivante prise au démontage : Distance conique de 56.30 mm, - 55 mm pour le rayon de la partie rectifiée de la couronne, cela donne 1.30 mm.)

Les cales de 1.3 passent durement, 1.25 mm passe gras, c'est tout bon :

Il faut maintenant régler le jeu latéral d'engrènement. En l'absence d'indication sur la couronne, le dico des réparations donne 0.20 mm de jeu pris à la circonférence des dents de la couronne. Mais ici elle porte l'inscription 19 (voir sur la photo précédente), il faut donc un jeu de 0.19 mm. On fixe un comparateur sur le carter de boîte de pour que son doigt touche une dent à la périphérie de la couronne : . Il faut ensuite desserrer très légèrement les paliers pour visser et dévisser respectivement les deux écrous crénelés, de manière à déplacer latéralement (et dans le bon sens !) le différentiel jusqu'à obtenir 0.19 mm entre l'appui d'une dent de la couronne sur deux dents successives du pignon conique. . Répéter la vérification en 3 autres points à 90°, l'écart ne peut dépasser 0.05 mm (sinon il faut changer la couronne, dixit le dico !!!). Une fois le réglage effectué, il faut desserrer l'écrou de gauche de 20 mm sur sa circonférence (cela représente environ l'écart entre deux encoches), afin de laisser un certain jeu dans les deux roulements coniques (voir les marques au feutre) : : . Cela fait, on vérifie une dernière fois le jeu d'engrènement : . 0.18 mm , on n'aura pas mieux !

On peut maintenant serrer les écrous des chapeaux au couple de 7 ou (sic !) 8 Kgm (70 à 80 Nm) , et goupiller(en trichant un peu pour tomber dans les trous !) , sans oublier de goupiller les écrous crénelés : .

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, dès que j'aurai reçu l'Hermetic, je pourrai terminer définitivement le remontage de cette boîte. Heureusement que je ne suis pas pressé !

Nous allons maintenant nous occuper un peu du démarreur pour terminer ce WE ...

 

Mardi 9 mars 2010

L'ami Georges, "Brusseleir" sur le forum GMT, est venu m'apporter l'outil 1751-T. Nous nous en étions passé au remontage, en effet en desserant légèrement les paliers, il y a moyen de tourner les gros écrous crénelés avec un tournevis, en prenant appui sur les arbres (et sans rien abimer !). Mais nous avions serré et goupillé les écrous de palier avant de goupiller ces gros écrous, et les deux trous n'étaient pas complètement en face à gauche. Comme nous n'avions pas envie de redesserrer le palier (pas facile de serrer au couple de 7 à 8 Kgm quand on n'a pas de support prévu pour bloquer la boîte), nous avions utilisé une goupille de 2.5 mm au lieu de celle de 3.2 mm ... Rien de grave, mais quand on est maniaque ... Avec l'outil adéquat, j'ai pu faire tourner l'écrou d'un poil, et mettre la bonne goupille ! (photo de situation, la goupille est déjà en place...) . Une petite photo de Georges dans mon antre :

 

Vendredi 09 avril 2010

J'ai mis Martin à contribution aujourd'hui pour terminer la boîte, j'ai en effet enfin trouvé de l'Hermetic. Mais il me faut de l'aide pour serrer les écrous des arbres à 150 Nm ... Il est presque 10h, on s'y met, Martin, concentré à l'extrème,enfile ses gants. J'admire, mais comme je suis incapable de travailler avec des gants, je garderai des traces d'Hermetic pendant quelques jours ... . Redémontage des chapeaux : , de l'Hermetic sur les plans de joints , sur les logements des roulements : , sur les chapeaux : , et on présente le tout sur le carter de boîte : . On bloque la boîte avec un chevron , on serre les écrous au couple de 150 Nm, les vis des chapeaux à 20 Nm, et on revérifie le jeu. C'était prévu, le jeu à la distance conique a augmenté d'environ 1/10è de mm (avec les joints papier et l'Hermetic), nous retirons donc une cale de 1/10è mm, mesure et tout est OK. On rabat les arrêtoirs . Nouvelle mesure du jeu latéral d'engrènement du couple conique : 19/100ème, parfait ! . Nous posons les joints entre la boîte et le carter d'embrayage : toujours enduits d'Hermetic , et on "enfile" le carter d'embrayage : . Pose aussi à l'Hermetic du bouchon d'axe de marche arrière, placement des joints Spi , serrage, placement de la prise du compteur et c'est terminé pour ce chapitre !!! Il ne restera plus qu'à remonter définitivement le couvercle à l'Hermetic, placer l'axe de prise de manivelle et peut-être repeindre en noir les deux "chapeaux" d'axes ... . La boîte restera verte comme elle l'était très manifestement en 38. Et si elle ne fonctionne pas correctement, ce ne sera pas de notre faute !!!

 

Jeudi 04 novembre 2010

Il restait quelques bricoles à faire sur la boîte, il est temps de s'y mettre !

J'ai acheté les vis spéciales TR épaulées 10x31. En effet, mes transmissions sont montées avec des alésages de 10, et de toute façon les vis de 8 ont tendance à plier, donc entorse à l'origine ! Mais problème, l'épaulement pour le montage serré dans les plateaux de sortie de boîte sont 2 mm trop longs, et cela ne rentre pas dans le plateau du cardan de transmission ... Je dois donc rectifier légèrement les vis, mais l'acier est super dur (tant mieux), et je dois monter les vis dans la foreuse sur l'étau, et attaquer au Dremel ... .

Ensuite montage des Speedy sleeve : , c'est super facile : on présente la bague , puis on place le chapeau martyr et on tape dessus au maillet, ça rentre presque tout seul : . Hermetic sur les rondelles , et on serre l'écrou à 10 à 12 Kgm, avant de goupiller :

Ce coup-ci, c'est terminé ! Mais comme la journée n'est pas terminée, je repasse au moteur ...

 

Fin du chapitre ...

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